Torigny-les-iles

ARTISTIQUE Torigny-les-iles Journal édité dans le cadre d’une résidence de territoire de 4 semaines “Faire ensemble / Vivre ensemble, Nos espaces publics, enjeux de territoire, marqueurs de société », avec l’association du Bouillonnant Valthère, 2024 En lien avec les habitants de la commune, les résidents de l’EHPAD La Clairière des Bernadins, les élèves du Collège Albert Camus. EXPLORER À quoi pensez-vous, assis.e.s sur votre île ? Un banc, un rocher, un talus, un tronc d’arbre, une chaise, un muret… À quoi rêvez-vous ? Un souvenir ? Une rencontre ? En face de vous s’étend le paysage, qu’observez-vous à l’horizon ? Racontez ce que vous voyez depuis votre île… À vos plumes ! Ici, ou de retour à la maison, prenez le temps qu’il vous faut et posez vos pensées sur le papier, avant de les poster dans la boîte aux lettres …» Vous nous avez peut-être croisés, en pleine exploration du territoire sur la commune de Torigny-les-villes. Nous sommes deux artistes, Mathilde Bennett et Céleste Thouin, accueillis par la Mairie de Torigny-les-villes afin de réaliser un projet qui donnera la voix à votre territoire et à ses habitants sur le thème : « Faire ensemble / Vivre ensemble, Nos espaces publics, enjeux de territoire, marqueurs de société », avec l’association du Bouillonnant Valthère. Chacun de nous a passé trois semaines sur le territoire de Torigny-les-villes, récente fusion de quatre îles bien singulières. Un vaste archipel à arpenter et à découvrir. Mathilde a décidé de mener un travail de collecte en installant six boîtes à lettre dans la ville, sur six bancsîles. Que se passe-t-il lorsqu’on offre la possibilité à la population de s’exprimer ? Une vague de poésie, mais aussi de convictions, de revendications et aussi d’amour a tenté de faire déborder les boîtes à lettres de «Torignyles-îles ». Ce grand nombre de fragments de pensées est-il représentatif d’une époque ? Imaginons que cette constellation de sujets s’apparenter à une capsule temporelle. Après un projet de quatre semaines, ce corpus de textes et d’images représente, nous l’espérons, le point de départ de futures discussions et de débats, nés depuis des points de rencontres et de contemplation particuliers : les bancs de la ville… Merci aux nombreux expéditeurs de Torigny-les-îles ! Merci aux résidents et au personnel accueillant de l’EHPAD La Clairière des Bernardins, aux élèves curieux de quatrième du collège Albert Camus de Torigny et à leurs professeurs, à la soutenante Nadine de l’association Bouillonnant Valthère, aux équipes de la mairie et de la cantine de l’école de Guilberville, aux membres généreux du club de lecture de Saint-Amand : Lydie Eyckman, Micheline Delafausse, Emmanuel Berthou, René Berthou, Béatrice Laporte, à l’écrivain Jacques Golle, aux femmes émouvantes de Guilberville, au l’inspirant Alain, aux souriantes Delphine et Véronique, au guide-rêveur Eliot, à l’arrangeant David, au déménageur Thibault, aux enfants aventuriers et à Stéphanie du centre de loisir L’Odyssée des jeunes, à la poète C.lair.e, aux facteurs Roméo, Louis et Mériadec, aux chaleureux Stéphanie et Yannick !
La femme perchée

ARTISTIQUE La femme perchée La Femme perchéeInstallation multi-médiumsThéâtre optique miniature, vidéos, textes et dessins2018 EXPLORER Une femme atteinte d’une maladie grave et restrictive tente de survivre le mieux possible dans la société. Depuis l’enfance, elle souffre du «mal de terre». Chaque minute passée avec les pieds sur terre lui est presque insoutenable. En perpétuelle recherche de hauteur, ce n’est finalement qu’en passant ses journées perchée qu’elle est capable de survivre.
La baie

ARTISTIQUE La baie Installation immersive vidéo et sonore Evenements spéctaculaire, exposition collective, Centquatre, Paris, 2018 En partenariat avec l’Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris EXPLORER Greffé sur une barrière, un angle ou un recoin : un abri. Une tanière semi-ensevelie d’herbe. Propulsé au CentQuatre, à Paris depuis un autre monde inspiré de la baie de Sallenelles en Normandie, ce morceau de nature y aurait été mystérieusement englouti par le sol, avant d’atterrir au coeur de Paris. A l’intérieur, un périscope le relie à l’ancien paysage auquel il appartenait. En entrant seul dans l’habitacle, le spectateur se coupe de la foule et s’assoit dans un fauteuil confortable. Puis il observe par le périscope, dirigé vers un écran caché, l’histoire d’un homme, resté dans l’ étendue verte tachetée de mares d’eau. Celui-ci cherche, en vain, sa chère cabane disparue.Cris d’oiseaux, clapotis de l’eau, bruits de pas : une bande sonore est diffusée à l’intérieur et accompagne l’odeur de l’herbe.